12/10/2013

Faire de la station balnéaire, une ville littorale à part entière, réflexion et débat sur le Plan Local d’Urbanisme

Lors du dernier conseil municipal, a été abordé un sujet essentiel et majeur portant sur le débat triennal visant l’application du PLU, le Plan Local d’Urbanisme.

« Il s’agit, précise Bernard Dupont de faire un point d’étape pour voir si l’outil qu’est le PLU correspond bien aux objectifs que s’est fixée la ville, et l’améliorer si tel n’était pas le cas. »

Un premier débat était intervenu une première fois en 2010, qui avait confirmé les orientations générales de la commune en matière d’aménagement.

Il convient aujourd’hui d’analyser et de réfléchir sur la politique de veille foncière, en mesure d’assurer un développement maitrisé et cohérent de la commune sur le long terme, et surtout s’efforcer de maintenir une politique d’ouverture des différentes formes d’habitats permanents dans le cadre d’opérations d’ensembles au sein de nouveaux quartiers.plu

Premier point fort, et objectif principal : faire évoluer progressivement la station balnéaire en véritable ville littorale à vocation touristique, c’est à dire d’avoir un pourcentage de résidences principales dans notre habitat qui soit le plus élevé possible pour créer la ville de demain, afin qu’il y ait une demande suffisante de façon à attirer et proposer de nouveaux services. Les effets se font déjà ressentir sur la commune. 

Si l’évolution fait apparaitre un pourcentage de résidences principales qui est passé de 25,70% en 1990, à 48% actuellement, l’objectif que s’est fixé le maire sera de 50% minimum.

« Si l’on veut améliorer les services pour l’habitat à l’année, tient à préciser Bernard Dupont, il faut une offre suffisante, qu’il s’agisse d’installations de médecins, de notaires, d’avocats, de services publics et privés. Nous recensons actuellement 13.500 habitants environ, le bon seuil se situant aux alentours de 20.000, pas au-delà. »

Second point, il faut tout mettre en œuvre pour fixer sur la ville les jeunes actifs qui, actuellement, partent dans les communes avoisinantes, face à des séniors qui ont un pouvoir d’achat plus important et de ce fait, captent le marché immobilier de la résidence principale.

Pour répondre à cette problématique, la ville a décidé de passer de 20%, le minimum imposé par l’état, à 35% le nombre de logements sociaux, en distinguant dans ce pourcentage, l’accession sociale à la propriété.

Deux programmes en cours sont à même de répondre à ces besoins, les Alizées, avec les programmes « Quai 66 » et « Marysol », et les Régals.

Le premier, « Quai 66 », à deux pas du pôle nautique et du bassin d’honneur, va permettre de créer une nouvelle polarité au cœur de la ville. L’enjeu : du logement social de qualité, intégré, réparti et fondu dans l’habitat existant. Sur une première tranche de 97 appartements, 34 sont réservés en logements sociaux, 24 en locatifs et 10 en accession sociale à la propriété. Pour l’heure, ils sont tous vendus, principalement à des actifs qui n’ont pas les moyens d’acheter sur le marché traditionnel.  

Une seconde tranche voit le jour, « Marysol », composée de 50 appartements, dont 18 en locatif et accession sociale. 

Une opération est également programmée à l’est de cette zone, portant sur 670 logements mixtes en immeubles collectifs, quelques maisons et commerces de proximité. Elle devrait voir le jour dans les 2 à 3 ans qui viennent.

Sur le second secteur, les Régals, il est prévu 400 logements environ, dont la vocation est un habitat mixte, tourné vers la maison individuelle, et quelques petits collectifs. Il devrait sortir de terre d’ici deux ans.

« Je suis très étonné, des dernières statistiques dit le maire qui finalement démontrent que sur notre commune, il y a 51% d’actifs pour seulement 15% de retraités. Par contre, nous devons faire en sorte que nos actifs ne partent pas à l’extérieur. Il est paradoxal de constater que 35% du personnel municipal n’habite pas dans la commune. Il faut freiner ce mouvement, et faire en sorte d’attirer de nouveaux canétois par des opérations accessibles telles que celles-ci »

Mais la réalité traduit que les orientations prises pour construire le Canet de demain permettront de maintenir un développement urbain maitrisé et cohérent, de préserver les grands équilibres territoriaux, et d’assurer les conditions d’une vie urbaine de qualité.

Le débat est donc lancé et l’épilogue attendu dans les prochaines semaines

10:50 Publié dans Travaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plu | |  Facebook | | |  Imprimer | |