22/03/2013

Des mesures ingénieuses et innovantes pour économiser électricité et eau dans la commune

Les temps sont difficiles, pour les municipalités aussi.

Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement qui a défini les engagements de l’état et des collectivités en matière d’environnement et de développement durable, la commune a décidé de mettre en place des mesures concrètes d’économie concernant l’éclairage public et les dépenses d’eau.éclairage,eau

Moins de lumières sur la ville

L’éclairage des rues et avenues de la commune représente une dépense annuelle de l’ordre de 350.000 € sur une facture totale de 750.000 €, englobant toutes les dépenses d’électricité de la ville, qu’il s’agisse des bâtiments publics, des écoles, ou de la voirie.

En 2012, une expérimentation sur le boulevard du front de mer, s’étendant du port à Canet sud, a permis de réaliser une économie de 10.000 €.

Il a fallu, pour ce faire, procéder à un délestage, et éteindre tout simplement le lampadaire orienté promenade, pour ne laisser en fonctionnement que celui éclairant la rue.

En revanche, les carrefours demeurent éclairés en permanence, de même que les passages piétons et les zones fortement urbanisées.

Les premières réactions sont globalement positives, aucune gêne n’a été constatée, certains riverains interrogés ne s’étant pas même rendu compte de l’opération, qui a débuté après Noël et se termine aux beaux jours, courant mai.

En 2013, d’autres artères seront impactées par ce dispositif. L’avenue Eugène Sauvy, l’Avenue Édouard Herriot, l’avenue Port Roussillon ou l’Avenue de la Méditerranée pour ne citer qu’elles, éteignent un lampadaire sur deux, sans altérer l’efficacité de l’éclairage nocturne, et d’autres quartiers de la ville sont à l’étude par les services techniques.éclairage,eau

« Mais nos efforts ne s’arrêtent pas là » précise René Roudières, adjoint au maire en charge des Travaux et à l’Environnement Urbain. « En 2015, l’état nous fait obligation de changer les 6.000 ampoules au mercure de nos lampadaires publics et de les remplacer par des technologies moins polluantes et énergivores, telles que les ampoules au sodium haute pression ou à l’iodure métallique. Il faut dire que, pour l’instant, la LED ne nous a pas convaincu. Alors, avec nos services techniques, et sous la conduite de Nicolas Fabre et Fanny Martinez, nous expérimentons un autre système visant à réduire l’intensité lumineuse des lampadaires.

Les contraintes techniques sont nombreuses, mais plusieurs options s’offrent à nous. Nous pouvons agir sur un poste qui gère plusieurs axes d’éclairage ou bien alors, selon la configuration locale, équiper chaque lampadaire de ce dispositif innovant.

Et qui dit baisse d’intensité lumineuse dit aussi économie d’énergie et nous nous devons d’étudier toutes les pistes qui permettent de baisser notre facture énergétique.

Plusieurs axes sont en test, notamment le boulevard Herriot, et les services techniques s’appuieront sur un audit de l’éclairage qui dressera un bilan qualitatif et quantitatif afin d’orienter plus précisément les actions dans ce domaine.

« Un tiers de la superficie communale est constituée de bâti, tient à préciser Nicolas Fabre Directeur des services techniques. C’est un enjeu des plus importants pour la gestion énergétique de la ville. Nous n’avons pas le droit de nous tromper. Cette étude sera une base de travail exceptionnelle »

Pression sur les économies d’eau

Le second volet développé par la municipalité concerne les dépenses d’eau.

En 2012, pas moins de 200.000 m3 ont été consommés par les bâtiments publics, la voirie, l’entretien des véhicules municipaux ou l’arrosage des espaces verts.

Si les restrictions d’eau de l’été dernier ont permis d’alléger la facture de 40.000 m3, d’autres efforts doivent être faits souligne René Roudières.

Aussi, en 2012, il a été décidé d’implanter sur le comptage des services techniques des réducteurs de pression.

Un test concluant qui donne de bonnes réponses à de nombreuses questions.

Pour les mêmes besoins, moins d’eau en sortie de robinet et plus d’économie en bout de course, tel est le but de cette opération qui sera étendue progressivement à tous le bâti communal.éclairage,eau

Pour appuyer cette initiative le Conseil Général a subventionné à hauteur de 10.500 € la mise en place de réducteurs de pression sur les installations sanitaires du Gymnase Éric Tabarly, et de l’École Jean Mermoz qui au total ont couté 22.000 €.

Reste un aspect pédagogique à développer auprès des jeunes, ces derniers étant aujourd’hui particulièrement sensibilisés à tous les gestes qui préservent les ressources de notre planète. Alléger la facture n’est pas le seul but à atteindre. Opter pour les bons gestes, et éduquer les enfants à préserver la ressource la plus précieuse que nous ayons, compléteront efficacement le dispositif en place.

Enfin, la politique paysagère de la ville s’est engagé sur la bonne voie, en aménagement en différents endroits des jardins xérophytes ou des compostions minérales en lieu et place des pelouses, bien trop consommatrice d’eau.

18:47 Publié dans Travaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éclairage, eau | |  Facebook | | |  Imprimer | |

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